Les traces du quotidien – partie 1/2

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Isabel est 100% analogique et elle le restera très certainement !

Les numéros de téléphone sont inscrits sur un calepin. Les pages en sont grignotées par le temps. Au fil des années, Isabel a ajouté les numéros des portables. Elle a complété les téléphones des nouveaux préfixes; passant de 7 chiffres à 8 et de 8 à 10. Mais attention, maintenant elle note aussi les emails, même si elle n’a pas internet.

Pendant des années, le parcours d’Isabel se résume donc à quelques feuillets dactylographiés, annotés aux feutres et aux crayons, à l’image de son calepin, les quelques strates des traces du quotidien.

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Christina Burrus, Isabel Echarri, Fernando Arrabal
Exposition de la BnF – décembre 2015 (c) Remerciements photo Guillaume Murat

Heureusement, pour l’exposition de la BnF, fin 2015, une mise à jour a été faite par Inès, sa fille.

Dominique Dreyer a profité ensuite d’heures d’entretiens pour valider et compléter chaque étape. Aujourd’hui, le parcours d’Isabel est presque une « reconstitution de carrière », mais Isabel est bien loin de l’idée de s’arréter.

Isabel a sa page Wikipédia sur laquelle persiste le bandeau du manque de références. C’est déroutant, mais il faut apprendre à créer ses propres références numériques quand celles-ci n’existent pas, les références analogiques ne sont pas prises en compte.

Il faut citer ses sources ! Il faudra aussi « Wikéfier » la présentation.

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Le jour de notre rencontre, Isabel était absente des radars de notre monde numérique. Elle et son travail aurait pu disparaire comme s’ils n’avaient jamais existés.

Désormais, le site donne à voir sa démarche et son parcours. Articles, verbatims permettent d’appréhender comment l’oeuvre d’Isabel s’inscrit dans son époque, comment celle-ci a évoluée, comment et pourquoi Isabel est restée déterminée.

Les expositions, les cartons d’invitations, les catalogues, les publications, les coupures de presse ont été recensés et numérisés. Une grande partie des soixante années de vie, de créations sont désormais condensées et accessibles sur le site !

Une chaîne YouTube offre une seconde vie à des archives. Cette même chaine propose des impressions et des récits sous la formes de vidéos de 60″.

Capture d_écran 2017-11-20 à 19.20.11Mais surtout, au depart, il n’y avait aucun inventaire ! Cela devait prodigieusement l’ennuyer, trop occupée qu’elle était à créer.

On a donc déballé, mesuré, identifié, photographié, daté, nommé, numéroté, qualifié. Il nous a fallu compter une fois de plus sur la seule mémoire d’Isabel, et aussi bien souvent sur celle de Diego. Un aperçu des travaux de Paris Formentera est désormais sur le site.

Du point de vue de la matière, l’état de conservation est incroyablement bon. Evidemment certains cadres ont pris la poussière, mais les œuvres font à peine ressentir la patine du temps.

Nombreuses sont les œuvres évidemment dans les musées, dans les collections privées, d’autres dans des galeries. Le travail de fourmis continue et contiue.

Nous n’en avons pas fini de l’aventure Echarri, de réunir, d’interpréter ces traces du quotidien oubliées à l’abandon de sa seule mémoire.

Par Lionel Baert, le 15 décembre 2017

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