Vida y muerte (Life and death)

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Du 15 novembre 2012 au 4 mars 2013, Elena Ruiz-Sastre invite Isabel Echarri au MACE, le musée d’art contemporain d’Ibiza.

(MACE est l’acronyme de Museu d’Art Contemporani d’Eveissa.)

Au coeur de la citadelle Dalt Vila, au détour d’une de ses étroites ruelles, de l’un de ses escaliers, le MACE est un écrin aux lignes épurées. C’est un bâtiment aux murs épais, emblématique du 17ème siècle. Des vestiges gallo-romains sont visibles à travers un sol de verre, au fil d’une déambulation en lévitation.

La collection permanente du musée présente la créativité artistique émergeant sur l’ile dans les années 60. Les expositions temporaires sont toujours des surprises. Douglas Gordon proposait en 2015, un « After the After », bien vu dans le sanctuaire de la fête.

Pendant les longues années du Franquisme, jusqu’en 1977, l’île est devenue un havre de liberté pour les artistes. L’art occupe, depuis, une place importante et nécessaire.

ISABEL ECHARRI[1]

Remerciements : MACE

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Vida y muerte, d’Isabel Echarri (Remerciement : MACE)

Au MACE, Isabel investit les plus grands espace en proposant une installation monumentale autour de la symbolique du jeu des échecs.

Sa Reine Blanche reste seule, au coeur d’un échiquier en spirale, de sable et de sel.

Isabel avait présenté à Elena Ruiz-Sastre une maquette en volume, comme elle le faisait déjà avec Diego pour les scénographies de théâtre et d’opéra.

A chaque fois, Isabel projette son vocabulaire artistique, du papier et du blanc. Elle ne crée jamais spécifiquement pour une exposition. Elle sélectionne les oeuvres qu’elle présentera mais elle aime proposer une installation, une mise en scène.

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La tela de arana de mi ingle, 1988, livre objet avec un texte de Fernando Arrabal (Remerciement : MACE)

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Vida y Muerte (Remerciement : MACE)

En 2016, parce qu’il lui a été maintes et maintes fois reproché de ne jamais avoir exposé à Formentera, elle accepte.

Elena Ruiz-Sastre suivra le projet.

Ce sera donc Vida y Muerte II.

Isabel ne boudait pas Formentera, mais la ville de San Francisco manque de salles de taille suffisante pour exposer certaines pièces. On lui avait proposé d’investir l’église, mais Isabel ne souhaitait pas imposer son travail à ceux qui viennent se recueillir. Elle était gênée par la cohabitation avec les oeuvres religieuses.

Pour 2016, elle propose d’investir une petite chapelle. Elle est d’ailleurs très fière d’être la première à inaugurer le lieu.

Numériser« La Reine joue de case en case et à saute-mouton, entre chien et loup. La reine ouvre son ombrelle plat des étoiles sur l’échiquier de l’automne. La Reine s’avance à pas de loup entre les cavaliers nocturnes. La Reine n’a pas de masque pour ouvrir le bal au royaume des pions ». Fernando Arrabal

Depuis 2010, le personnage de la Reine Blanche investit le travail d’Isabel, au coeur d’un monde tel un échiquier. Pour survivre, il faut attaquer l’autre. La vie est au prix de la mort d’un pion, d’un fou, d’une tour.

Mais dans cette allégorie du monde, ne survit que la Reine.

Isabel étend le fil de la vie, opposant le sable et le sel de ses iles d’adoption.

Capture d_écran 2017-03-11 à 13.04.01Pour sa prochaine exposition à Bucarest avec son complice Fernando Arrabal, Isabel prépare un jeu de la vie et de la mort, oppose l’alpha et l’omega. Ce sera un très grand damier aux pions solitaires, saupoudré de sable de Formentera.

L’oeuvre doit pouvoir se présenter horizontalement ou verticalement, déborder d’une table, investir l’espace.

Isabel a réglé aussi les contraintes techniques de transport de l’oeuvre. Elle doit être contenue dans une boite de 45 cm par  45 cm prête à s’envoler pour la Roumanie le 20 avril.

L’artiste roumaine Wanda Mihuleac précise que l’exposition aura lieu du 9 au 20 mai 2017 à la Galerie UNA, Université des Arts de Bucarest.

L’exposition, collective,  s’intitule « Harta şi teritoriile » pour « Cartes et Territoires »

En attendant, petit à petit, la poésie d’Arrabal rejoint la sculpture dans sa calligraphie en arabesques.

Des « arrabalesques » comme il se plait à le dire lui-même.

Par Lionel Baert, le  vendredi 17 mars 2017

Elena Ruiz-Sastre à propos de Vida y muerte (life and death)

Remerciements :

Elena Ruis-Sastre et Pepita Escandell du MACE pour la documentation photographique

Wanda Mihuleac pour les informations concernant l’exposition de Bucarest

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