Boris Vian et le « Swinging Paris »

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Tableau de Boris Vian

Il y a tout juste 70 ans, le 2 décembre 1946, Boris Vian accrochait ses toiles dans une galerie parisienne : la galerie de la Pléiade.

L’exposition : Peintres écrivains,  d’Alfred de Musset à Boris Vian.

Par ordre alphabétique, les toiles étaient accrochées, d’Apollinaire à Boris Vian.

On devait l’exposition à une boutade de « l’oulipien » Raymond Queneau « Si vous savez écrire, vous savez dessiner … »

Boris Vian peintre !

Il ne « rentre dans aucune case ». C’est ce que conclura la Bnf dans son exposition de 2012 : Boris Vian, une vie, des oeuvres.

Mais, pourquoi parler de Boris Vian ?

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Boris Vian, Photomaton Archives de la Cohérie Boris Vian

Le Paris d’Isabel est principalement celui de Saint-Germain des Près, entre les Beaux-Arts, la Hune, le Café de Flore, les Deux Magots.

Le quartier est l’épicentre de toute la culture, des arts, des intellectuels et de la fête. Avec des figures célèbres : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Juliette Greco  …

« Il n’y a plus d’après à Saint-Germain-des-Prés, plus d’après-midi, plus d’après demain, il y a toi et moi », chantait Juliette  Gréco.

Boris Vian est le «Prince d’un petit royaume dont trois cafés et une église marquent les frontières».

Figure de proue du quartier, il écrit en 1951 Le Manuel de Saint-Germain des Prés. Le soir, avec son groupe, les « Grrr », il joue à la trompette du Sidney Bechet au Tabou. Fermé en 1962, ce club de danse et de jazz est dans la cave de l’Hôtel d’Aubusson, au 33 de la rue Dauphine, à l’angle de la rue Christine.

Isabel a connu Boris Vian.

En 1957, elle a 28 ans et elle a besoin de travailler. Elle sera pendant une année son assistante.

Boris Vian écrivait le livret du Chevalier de Neige. Il  adaptait une version de 1953 pour en faire un opéra. La musique avait été commandée à Georges Delerue. L’orchestre était dirigé par Jésus Etcheverry, le père de Diego. L’opéra a été donné en 1957 au Théâtre de Nancy.

Quand on demande à Isabel pourquoi cette collaboration avec Boris Vian n’a pas duré plus longtemps, elle sourit et avec espliègerie :

– Mais tu comprends, je ne pouvais plus travailler pour lui, dit-elle. Diego était trop jaloux. Il voulait tout le temps être là !

Par Lionel Baert le 2 décembre 2016

L’ambiance de Saint-Germain des Prés chantée par Juliette Greco

Le Tabou de Boris Vian

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