Que sais-je ? N° 135 : La Gravure, 1972

Fondé en 1941, ces petits guides didactiques exposent un sujet spécifique dans un format court. Ils continuent à marquer pour des générations, écoliers, étudiants et curieux d’approfondir un sujet.

Selon la page wikipedia :

« Traduite en quarante langues, diffusée à plus de 160 millions d’exemplaires (2004) pour les éditions françaises, cette collection est au xxie siècle l’une des plus grandes bases de données internationales construites, pour le grand public, par des spécialistes de chaque discipline. »

N° 135, ce Que sais-je ? a fait l’objet de trois éditions entre 1943 et 1980. « D’Estampe » il passe à « Gravure » dans l’édition de 1972.

En page 122, apparait le nom d’Isabel.

Toute la magie de cette collection qui a réponse à tout en plus de 4000 volumes, tient dans la variété des sujets traités :

N° 134 : Les Techniques de la Métallurgie

N° 136 : Le Caoutchouc

Entre les deux, « La Gravure » !

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« Mais la main du graveur qui « éveille les forces prodigieuses de la matière » (Bachelard), libérée des contraintes de la figuration, ne connaît plus de frein : des techniques nouvelles mieux adaptées à la vision colorée du peintre ou aux recherches de matière sont créées par Fiorini, par Goetz ou par Guitet (voir notice sur les techniques) comme par Portelette. Le cadre rectangulaire traditionnel est abandonné par Soulages dès ses premières eaux- fortes, le caractère monumental de l’estampe s’affirme dans les remarquables burins du sculpteur Adam et dans les plus récentes aquatintes de Fossier. Avec Vieillard, le stuc remplace le papier ; on imprime aujourd’hui sur métal et sur matière plastique. Et surtout le relief promis au plus bel avenir fait son apparition dès 1947 avec le graveur Pierre Courtin. Les burins de ce dernier, petits bas-reliefs à caractère symbolique et incantatoire, pleins d’un humour secret, sont parmi les œuvres les plus originales et les plus volontaires de notre temps.

Colorée avec Piza et Boni, à peine teintée avec Reynal cette gravure-relief a perdu en 1957 avec le sculpteur Hajdu toute trace d’encre pour n’être plus que jeu immatériel d’ombre et de lumière. Et tandis qu’en Italie avec Fontana et en Argentine avec Lopez Anaya, cette feuille de papier immaculée se déchire et se perce, en France, elle se couvre d’empreintes et s’écaille avec Etcheverry, se boursoufle, semble s’animer ou se figer avec Echarri, Krajcberg et Boussac comme avec l’auteur du premier livrobjet (1965), l’Argentin Krasno, d’esprit surréalisant. »

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