La présence colorée de Colombine

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Colombe

Je remarque une petite peinture colorée collée ou clouée sur un des montants de la mezzanine et qui dénote dans cet univers de non couleur.

– C’est Colombe qui l’a fait.

Isabelle se tient à côté de moi. Elle est venue tout doucement.

– Colombe ?

– Oui, Colombe, ma Colombine. Regarde, c’est elle.

Elle me montre une photo noir et blanc punaisée au mur, sous la mezzanine. Les grands yeux en amande sous la frange noire. Le reste du visage disparaît entre le col relevé et les cheveux sombres coiffés en avant.

– Elle est partie.

Le visage se défait, les yeux se troublent. La douleur est toujours là, palpable. Je lui souris, je ne dis rien. Que dire ? Mais Isabel ne lâche pas mes yeux.

– Elle était très sensible, très curieuse de tout. Elle a fait toutes les conneries, évidemment. Ah ça, on peut le dire…. Je ne sais pas comment j’ai pu faire deux filles aussi différentes l’une de l’autre. Ines est très carrée, très autoritaire. Et elle, Colombine, tout le contraire….

– Une artiste.

– Oui, une artiste.

Dominique Dreyer raconte un échange avec Isabel Echarri lors de la visite du 9 avril à l’atelier de Paris 

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